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La marque est
un signe de ralliement permettant à la clientèle de
distinguer les produits ou services d’une personne
physique ou morale.
Elle est donc
un atout marketing indiscutable.
Il faut alors
éviter que des marques identiques ou similaires
déposées postérieurement à votre marque puissent créer
un risque de confusion dans l’esprit du public.
En tant que titulaire de marque,
vous devez donc être réactif et ne pas tarder à agir
si vous constatez le dépôt d’une telle marque.
En effet, un immobilisme de votre
part pendant 5 années après son enregistrement, vous
priverait de toute action.
Mettre sa marque sous surveillance a
pour objectif de répondre à ce souci de vigilance,
puisque vous avez alors l’avantage d’être averti,
dès leur publication, des demandes de marque,
identiques ou similaires à votre droit et ce, pour
quelques dizaines d’euros.
Vous disposez ensuite, à compter de
la publication au Bulletin Officiel d’une demande de
marque, un délai variant de deux pour une marque
française et trois mois pour une marque communautaire,
afin de former opposition à son encontre sur la base
de votre droit antérieur.
Cette procédure d’opposition est une
procédure administrative (non contentieuse) se
déroulant devant le Directeur de l’Institut National
de la Propriété Industrielle (INPI) pour la marque
française et devant l’Office d’Harmonisation dans le
Marché Intérieur (OHMI) pour la demande
d’enregistrement communautaire.
La mise en œuvre de cette action est
soumise au paiement d’une taxe d’un montant de 310
euros à l’INPI et de 350 euros à l’OHMI.
En obtenant gain de cause devant
l’office national ou l’office communautaire, la
demande de marque est alors refusée et ne pourra être
enregistrée.
Une fois le délai d’opposition
expiré, seule une action judiciaire en contrefaçon
devant les tribunaux est envisageable.
Agir avant l’enregistrement
d’une marque peut donc permettre d’éviter un
contentieux, plus long et plus onéreux pour un
résultat identique!
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