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Derrière une
réglementation précise, on découvre des outils à
géométrie variable qui permettent de mettre en place
une véritable politique de différenciation tarifaire.
Le plus souvent, celle-ci ne fait pas l'objet d'une
attention suffisante. Il existe pourtant des risques à
considérer, afin de sécuriser les opérations
commerciales.
Les principes essentiels à respecter
- principe de transparence dans
l'élaboration des documents commerciaux:
attention aux mentions obligatoires. Sanction :
amendes pénales de 15 000 à 75 000 euros.
- principe de non discrimination
dans votre politique tarifaire : les différents tarifs
doivent être justifiés par des considérations
objectives, de type catégories de clientèle, de
produits. Sanction : dommages et intérêts.
- principe de non restriction de
concurrence : le distributeur ne peut revendre à
perte (amende de 75 000 euros) ou le fournisseur
imposer - et non conseiller - de manière directe ou
indirecte un prix minimal à son distributeur ; (amende
de 15 000 euros).
La
gestion du risque concurrentiel : quelques repères
- Vous êtes dans une opération
simple achat / vente
Sont
illicites toutes les clauses qui substituent les
conditions d'achat aux conditions de vente.
Vous
pouvez élaborer votre politique de différenciation
tarifaire à partir des trois mécanismes suivants: les
conditions générales de vente, les conditions
catégorielles de vente, les conditions particulières
de vente.
- Vous êtes dans une opération
avec services rendus par l'acheteur/ revendeur pour la
phase revente près du consommateur
Le
législateur a identifié deux types d'opérations, qui
devront suivre un formalisme particulier : la
coopération commerciale (ex : tête de gondole, espace
dédié) et les "services distincts" rendus hors
coopération commerciale (ex : référencement).
La
facture délivrée par le vendeur à l'acheteur/
revendeur doit contenir le pourcentage des services de
coopération commerciale et des services distincts
rendus par l'acheteur/revendeur pour chaque produit :
ce montant vient en déduction, de la sorte il y a
diminution du seuil de revente à perte.
Retirer de la réglementation un atout dans la
négociation avec vos partenaires
- Du point de vue du vendeur
: Faire des conditions générales de vente ? Faire des
conditions catégorielles de vente ? Faire des
conditions particulières de vente ? Anticiper sur les
négociations futures. Parmi les éléments de choix, il
faut savoir que les conditions générales de vente
doivent être diffusées à toute personne qui en fait la
demande (sauf les concurrents), alors que pour les
conditions particulières, seuls ceux qui sont
concernés peuvent en avoir connaissance. Toute
différenciation tarifaire doit pouvoir être justifiée
par des considérations objectives. Les conditions
particulières avec un client ne peuvent être mises en
place que s'il y a service spécifique apporté à ce
client. L'identification d'un service particulier à
lui apporter vous permet en conséquence d'élaborer une
négociation sur mesure : des conditions dont il est le
seul destinataire.
- Du point de vue de l'acheteur
: Réfléchir au contenu des conditions d'achat sachant
que désormais elles ne peuvent se substituer aux
conditions de vente.
En conséquence la rédaction de
conditions d'achat permet de définir le champ de la
négociation.
Une fois levée la difficulté à
identifier chaque catégorie telle qu'énoncée par le
législateur, il faut reconnaître à cette
réglementation le souci de redonner du dynamisme dans
la négociation commerciale, tout en voulant réguler
les comportements nocifs.
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