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De principe, le
gain net réalisé lors d'une cession de titres de
société soumise à l'IS par une personne physique, dans
le cadre de la gestion de son patrimoine privé, est
soumis à l'impôt sur le revenu au taux de 16 %, auquel
s'ajoutent des prélèvements sociaux à hauteur de 11 %,
soit des prélèvements au taux global de 27 %.
Depuis le 1er janvier 2006, a été
introduit un dispositif permettant au vendeur
d'obtenir un abattement égal à un tiers par année de
détention des titres au-delà de la cinquième année ;
ce qui permet une exonération totale d'Impôt sur le
Revenu du gain net réalisé sur les titres détenus
depuis plus de huit ans.
Ce régime ne s'appliquera en
pratique qu'aux cessions réalisées à compter du 1er
janvier 2012 et l'exonération totale, qu'aux cessions
réalisées à partir du 1er janvier 2014.
Conscient de la nécessité actuelle
d'alléger le coût fiscal de la cession pesant sur le
dirigeant qui prend sa retraite et ainsi de faciliter
la transmission de l'entreprise, le Législateur a
entendu mettre en œuvre un dispositif transitoire
trouvant à s'appliquer depuis le 1er janvier 2006.
Ce dispositif permet au vendeur de
bénéficier d'une exonération d'impôt sur le revenu
concernant le gain net retiré par lui lors de la
cession, étant précisé que les conditions suivantes
devront être réunies concernant :
- la société
dont les titres sont cédés,
- la durée
de détention des titres,
- l'exercice
d'une fonction de direction,
-
l'articulation dans le temps de la cession et du
départ en retraite.
La société dont les titres sont
cédés doit répondre à la définition communautaire de
la PME (effectif inférieur à 250 salariés, chiffre
d'affaires annuel inférieur à 50 millions d'euros ou
total de bilan inférieur à 43 millions d'euros).
Les titres cédés par le dirigeant
doivent représenter une participation substantielle
dans le capital social (au moins 25 %), étant
précisé qu'afin de calculer cette participation, sont
prises en compte les parts ou actions détenues
directement par le dirigeant, indirectement (au
travers d'une société holding) ainsi que par les
membres de son groupe familial. Il est précisé que ce
pourcentage doit avoir été atteint de manière continue
au titre des cinq années précédant la cession.
Le dirigeant cédant doit en outre,
dans les cinq années précédant la cession,
avoir exercé effectivement et personnellement une
fonction de direction (Gérant de SARL, Président de
SAS, Président de Conseil d'Administration de SA,
Directeur Général de SA, …) et avoir perçu à ce titre
une rémunération qualifiée par la loi de " normale ".
Il est en outre rappelé que cette rémunération doit
représenter plus de la moitié des revenus
professionnels du dirigeant.
Il est également précisé que le
cédant doit cesser toute fonction dans la société dont
les titres sont cédés et faire valoir ses droits à la
retraite, soit dans l'année précédant la cession,
soit dans l'année suivant la cession.
Ce dispositif permet au dirigeant
qui cède son entreprise au moment de son départ en
retraite de bénéficier d'une exonération d'impôt sur
le revenu pour le gain net retiré par lui lors de
cette opération et ainsi de ne pas être fiscalisé sur
cette cession.
On peut cependant regretter que le
mécanisme d'exonération ne puisse aujourd'hui
concerner que les dirigeants retraités et qu'il faille
attendre le 1er janvier 2014 pour que les associés non
dirigeants puissent en bénéficier.
On regrettera encore davantage que
les prélèvements sociaux (11 %) ne soient pas
concernés par l'exonération et s'appliquent au gain
net retiré par le vendeur.
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